Qu’importe le temps qui reste réellement,
Il n’est fait que d’un unique battement,
Cela depuis le début de tous les temps,
Jusqu’au dernier de tous les firmaments.
 
Le regard posé sur la vie déjà passée,
Ne peut que faire avancer sans s’arrêter,
L’homme qui n’existe que pour chercher,
Cette marche étant le contraire de l’immobilité.
 
Oser s’aventurer dans les souvenirs,
C’est accepter un peu en fait, de mourir,
De ne plus pouvoir simplement souffrir,
En ayant peur de n’avoir  plus d’amour à offrir.
 
Le temps pulse comme un grand cœur,
Rempli de la vie des hommes, du bonheur,
Mais aussi de ce qui engendre le malheur,
Source inéluctable de nombreux pleurs.
 
Pas une seule seconde ne peut être reprise,
Dans la compréhension du temps, il y a méprise,
Combien de parties sont seulement remises,
Pour échapper à ce cœur qui doucement se brise.
 
Non, le temps ne s’arrête pas, seul l’Amour,
Pourra en son temps détruire les nombreuses tours,
Afin que le temps reprenne son dernier cours,
Oui,  pense au temps dans son écrin de velours.
 
Qu’importe le temps qui reste réellement,
Il n’est fait que d’un unique battement,
Il faudra vaincre ces terribles moments,
Pour un jour retourner dans le firmament.
 
Michèle R.
18/04/2001