Sous le grand saule

Sous un grand saule d'une forêt lointaine
Une grande réunion avait lieu
Une sorte de rencontre étrange
Tous venaient en grand nombre
Peut-être même des anges.
 
Le jour ne s'était pas levé comme d'habitude
Tout avait commencé par le tumulte des merles.
Ils s'en étaient pris aux grenouilles du marais
Des cris de discorde avaient résonné jusqu'aux collines tout près.
 
Ensuite le pauvre hérisson avait subi une correction sévère
Le raton laveur avait surgi d'un arbre, gris comme un voleur.
La loutre d'en dessous d'une poutre
Et le renard, rusé comme jamais, de derrière une liasse de fougères
 
Ils s'étaient mis à le battre
A coups de dents et a quatre pattes
Des cris avaient alors retenti aussi jusqu'aux ruisseaux tout près
Et comme pour faire exprès, ils n'étaient point en sourdine.
Et le hérisson s'en retourna triste mine
 
Ensuite, croyez le ou non, une chose étrange se produisit ..
Un convoi de fourmis,  l'air hardi, se faufila le long d'un arbre mort...
À grand coup de pattes agiles
Le torse bombé et dur comme l'argile vers une ruche tout près d'une bûche...
 
Les abeilles avaient tout fait pour se défendre
La reine avait même sorti du miel et du pain tendre
Mais en vain.
La rage curieuse de ce triste matin était sans limite
Et les fourmis comme folles et vite avaient tout détruit
Sans dessous- dessous la ruche n'avait de beauté
Que le doux visage d'une reine en train de pleurer.
 
Que se passe-t-il donc demanda le lièvre...?
Qu'arrive t-il a notre forêt souleva le furet...?
Une mouche qui pour une fois n'avait l'air louche s'avança...
Une truite aussi avait jailli du ruisseau, risquant la mort par ce manque d'eau,
et glissa vers eux et marmonna le regard visqueux...
 
J'ai vu ce matin le brochet s'attaquer sans mot dire à la nymphe du marais.
J'ai entendu dire que l'ours fou de rage avait tout détruit sur son passage...
 
Moi dit la mouche...?
Moi souleva l'hirondelle...?
Et moi fit le canard arrivant un peu tard ..?
Et moi ....?
Et moi ...?
 
Ce fut un des pire matin que vécut cette forêt d'amis
Un nuage avait enveloppé le soleil d'un gris sans pareil
Les chênes géants avaient hurlé au passage du vent ..
Tandis que la fureur non pour une heure avait bondi.
 
Un grand conseil alors avait été instauré d'urgence
Sous l'arbre le plus beau de la forêt
Un grand saule immense aux cheveux défaits
Semblable à une grande barbe taillé au couperet
 
Tous parlaient en même temps ...
Personne n'écoutait personne .
Et un brouhaha terrible allait de pis en pis
Toutes vies de ce matin gris voulait comprendre
Cette vaine guerre qui n'avait de cause que des coeurs a fendre.
 
Soudain, l'ours se leva debout dans la foule et cria :
Taisez-vous !
Fermez la tous !
 
Le vent comme apeuré rebroussa chemin..
Des regards se croisèrent subitement
Des mots devinrent des silences étouffés
Un ours avait soudainement parlé.
 
Je vais tous vous  interroger un par un, dit-il.
 
L'hiver arrive et je ne pourrai jamais dormir de si longs mois si je sais,
qu'à mon réveil, que la solitude sera mon amie.
 
Étrangement, ses longues dents semblaient plus douces.
Ses griffes aussi, souvent cruelles, devinrent semblable aux
pattes de l'hirondelle.
Il posa alors son derrière sur un gros rocher et s'adressa en premier a la truite qui séchait lentement..
Ensuite ce fut au tour des lièvres de s'amener devant lui..
Puis ce fut les guêpes, les merles, les sarcelles et j'en passe..
 
Tous passèrent devant lui à tour de rôle et très tard le soir la lune
éclairait encore un longue filée qui allait jusqu'à l'étang du vieux chêne.
 
Épuisé l'ours ne termina qu'à l'aube...
Des grenouilles s'étaient endormies sous un tronc tordu plein de plis.
Les mouches avaient retrouvé leur aire louche et virevoltaient comme aux aguets...
Le corbeau comme un ami, s'était empressé  depuis longtemps avec l'aide des libellules d' amener de grandes quantité d'eau pour arroser la truite qui sans cela aurait connu un dur trépas.
La vie semblait reprendre un cour normal...
La guerre était terminée au moins et tous attendaient que l'ours fasse un discours..
Car discours il devait y avoir pour enfin comprendre..
Comprendre ce qui avait bien pu conduire tous les habitants à agir ainsi...
L'ours cria de nouveau car les pies avaient parti une discussion à propos des leurs et d'une nation qui croissait sans cesse au point de faire naître un bruit de fond presque insoutenable.
 
Taisez-vous et écoutez- moi mes amis cria l'ours l'air éméché...
Nul n'aura la réponse ce matin à ce mystère qu'était cette guerre.
Personne ne sait où en a été le début..
Personne n'est l'initiateur mais je peux vous dire une chose cependant..
Elle est terminée cette guerre car tout le monde est calmé à présent.
Tous ensemble avons cesser de la nourrir.
Et une guerre qui n'est pas nourrie et bien elle meurt...
À petit feu parfois mais elle ne peut survivre au bon sens de gens qui s'aiment..
 
Tu as raison lança la belette..
Immensément raison dit le cochonnet qui du coin de l'oeil regardait avec passion sa nouvelle compagne une jeune renarde d'un beau prénom.
 
Chantons alors mes amis cria le hibou
Chantons en choeur une louange de paix
Nul ici n'as besoin d'une guerre qui exaspère
Chantons l'amour comme le velours.
Chantons ensemble, main dans la main des mots d'amour...
 
Et un chant résonna dans la forêt
Un chant que même dans les hautes terres du nord on chante encore aujourd'hui.
Un chant d'amour un chant de vie
Une douce mélodie bercée par des êtres gentils.
 
Une forêt de belle verdure
Un lieu magique peuplé d'amis
Fût autrefois couverte de mépris
Et une paix que tous ont nourrit a jailli
de quelque part dans la nuit
 
Une légende est née
Une lueur s'est soulevée
Des mots d'amour ont vu le jour
Des mains se sont rejointes et des coeurs ont fait la paix
Une paix qui depuis ce jour
Perdure
A jamais
pour toujours....
 
André Julien 11 juin 2002
 
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