On la surnommait Marie l’indienne.
Ses longs cheveux étaient encerclés par un bandeau
Elle était belle et magicienne.
La vie n’avait pas été assurément pour elle un cadeau

Je ne l’oublierai jamais ni elle, ni son regard
Qui transperçait l’âme et le corps.
Bien que les voisins la disaient sauvage.
Sage-femme elle a su vivre au travers les âges.

À son cou apparaissait un capteur de rêves.
C’était son unique porte bonheur
Qui lui livraient les secrets dans la nuit brève
En filtrant les énergies des rêves.

À son poignet elle portait un bracelet de cuir.
Jamais elle ne parlait de ses désirs.
Une robe longue la rendait désirable.
Dans sa splendeur elle demeurait aimable.

Elle travaillait sans relâche pour ses enfants.
Elle se donnait pour les autres et aidait les femmes
À mettre au monde les petits et soignait les grands
Elle donnait à son entourage la paix de l’âme.

Aujourd’hui quand je ferme mes yeux je la revois
Douce et gentille comme autrefois.
De pouvoir la sentir si près de mon coeur
Me comblera éternellement de joie et de bonheur.

©Perlederosée.

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