L’isolement

On peut être seule et riche de pensées.
Souvent, dans la campagne verdoyante
à l’ombre d’un chêne lové d’usnées,
Je promène mon regard sur les herbes mouvantes.

Ici, gronde un fleuve aux vagues écumantes.
Dans ses méandres, il s’enfonce au creux de la verdure.
Plus loin, un étang, stagnant en eaux dormantes,
Détient l’espérance d’espèces futures.

Le crépuscule jette encore ses derniers feux,
Et le char vaporeux des nuages envahit l’horizon,
Puis laisse encore passer un faible rayon
Enveloppant les fruits toujours très goûteux.

D’Etape en étape , en vain , portant ma vue
de l’aurore au couchant, du sud au nord
Je parcours tous les points de l’immense étendue
Puis enfin me repose près du bois, au bord.

Enfin, mon esprit vagabonde, j’aime à croire
Qu’un jour viendra, ou le bonheur m’atteindra.
Imprégnée de fragrance peut-être illusoire,
J’envisage demain quand il m’envahira….

Janine Loisel

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