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Comme
vous qui la recevez, ou comme la personne qui vous l'offre, la clématite
dit tout bas:« désir » et chuchote: « je ne cesserai jamais de
vous aimer ». Elle voit loin et table sur un attachement profond.
Azurée, elle incite à l'amour platonique et s'écrie: « votre
beauté m'a ébloui(e)». Blanche, elle soupire: « puis-je arriver
à votre coeur? ».« J'espère vous toucher », ose-t-elle, bleue.
Enfin dans toutes les couleurs, elle a ce cri: « je crève d'un désir
fou ». Paradoxalement, à côté des amours solides et durables
qu'elle annonce, elle chante aussi, à l'occasion, les liens
fugaces d'un amour virtuel. Un de ceux qui « auraient pu être »
à la faveur d'une rencontre furtive au bord des chemins comme
carrefours des villes. Mais qui ne s'oublient pas. Un regard avec
un(e) inconnu(e), quelques mots échangés, un lien créé et sitôt
brisé, on se reverra pas.
Exhalant
un parfum discret mais voluptueux, sauvage, elle est seulement
blanche. Cultivée sur les bords de la Méditerranée, elle se décline
dans tous les tons d'incarnat. Sur les collines de l'Himalaya ou
les montagnes de Chine ou du Japon, ses corolles atteignent parfois
jusqu'à vingt centimètres.
La
fleur au sarment (en latin clématitis signifie sarment) porte
aussi une connotation d'artifice. Peut-être parce que les
mendiants croupissant à l'ombre de Notre Dame de Paris, comme le
conte Victor Hugo, l'utilisaient pour simuler des plaies susciter
la pitié et récolter plus d'aumônes.
«
Rencontres fugitives et inoubliables »
La
merveilleuse photo vient du site de Nicou pour la visiter: cliquez
ici
Source:
Textes de Nicole Parrot
La
Maison Rustique: Flammarion



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