Le jardinier
Le
jardinier vient d’accrocher son chapeau,
Le
soleil ne brille déjà plus trop haut,
Avec
ses pieds, il foule les feuilles,
Qui
jonche par terre et sur son seuil.
Il
cherche doucement tous ses outils,
Pour
lui, le travail n’est pas fini,
De
ce de là, avec son sécateur,
Il
coupe ce qui n’est plus à son heure.
Il
retire de la terre, les fleurs fanées,
Extrayant
les graines à sécher,
Je
l’entends parler aux fleurs encore là,
Mais
il leur dit des mots tout bas.
Il
regarde sa belle enivrante lavande,
Qu’il
faudra préserver telle une amante,
Avec
des feuilles qui tiendront chaud,
Jusqu’aux
prochains rayons de soleil chauds,
Il
coupe les dernières roses trémières,
Les
graines tourbillonnent en l’air,
Elles
reviendront au printemps suivant,
Mais
là, elles sont emportées par le vent.
De
sa main, il caresse une des plus belles roses,
Il
est si tendre, ému, à peine il ose,
Mais
toutes les fleurs de son jardin,
Sont
nées de ses propres mains.
Chacune
d’elle a un mot savant,
Mais
juste pour elles, en naissant,
Il
les a baptisé avec amour d’un nom,
Ils
les a senti pousser avec attention.
Sa
journée doucement s’arrête,
Demain
il fera lentement le reste,
Il
range ses outils, jette un regard,
Sur
son jardin rempli d’espoir.
Michèle
R.
13/12/2000

