Au fond d’un unique écrin est déposé,
Mon cœur qui ne fait que lentement pulser,
Il est à mes yeux comparable à un violon,
En  m’ouvrant au silence, j’entends des sons.
 
L’archet tenu par la main invisible de la vie,
Fait vibrer en douceur, les cordes à l’infini,
Semblable par moments à des longs sanglots,
Mais ils deviennent de plus en plus beaux.
 
Dans le grand orchestre de la vie, il a sa place,
Par instants quelques notes amères s’effacent,
Mais quand le bonheur tel un oiseau se pose,
Alors mon cœur violon doucement explose.
 
Des sons irréels, inconnus en émanent,
Cela n’exprime que l’exaltation de mon âme,
Qui est en somme, une éternelle subtile dilettante,
De ma vie qui est devenue une incroyable attente.
 
L’archet improvise une musique langoureuse,
La vie est là, je la sens, je suis heureuse,
Je reste dans cette merveilleuse pulsation,
Je suis au diapason de mon cœur violon.
 
Combien de belles notes sortiront encore,
De cet écrin patiné, qui est mon corps,
De mon cœur violon qui dit je t’aime,
Ces mots seront la partition de mon poème.
 
Michèle R.
21/04/2001